L’examen théorique du code de la route compte 40 questions et il faut au moins 35 bonnes réponses pour le réussir : cinq erreurs, pas une de plus. La plupart des fautes portent sur des chiffres (vitesses par temps de pluie, taux d’alcool, retraits de points, distances de sécurité) qu’une seule fiche bien apprise suffit à fixer.
Que faut-il savoir sur l’examen du code avant de réviser ?
L’épreuve théorique générale (ETG) se passe dans un centre agréé, sur tablette, avec des questions tirées des dix thèmes officiels : circulation routière, conducteur, route, autres usagers, notions diverses, premiers secours, prendre et quitter son véhicule, mécanique et équipements, sécurité des passagers, environnement. Une réussite reste valable cinq ans, pendant lesquels vous pouvez présenter l’épreuve pratique jusqu’à cinq fois.
Deux thèmes pèsent lourd en chiffres : la circulation et le conducteur (alcool, fatigue, distances). Ce sont eux qu’il faut mettre sur fiche. Le reste se travaille par séries de questions, en analysant chaque erreur.
Vitesses maximales (voiture, conducteur confirmé)
- Agglomération : 50 km/h (souvent 30 dans certaines zones signalées).
- Route à double sens sans séparateur central : 80 km/h, ou 90 là où la collectivité l’a relevée et signalée.
- Route à chaussées séparées par un terre-plein : 110 km/h, 100 par temps de pluie.
- Autoroute : 130 km/h, 110 par temps de pluie.
- Visibilité inférieure à 50 m (brouillard, neige, pluie forte) : 50 km/h sur toutes les routes, autoroute comprise.
- Jeune conducteur (permis probatoire) : 110 sur autoroute, 100 sur route à chaussées séparées, 80 sur les autres routes.
Quel est le taux d’alcool autorisé au volant ?
La question tombe à presque chaque série, souvent sous la forme d’une conversion entre sang et air expiré. Le rapport est simple : le taux dans l’air expiré, en milligrammes par litre, est la moitié du taux dans le sang, en grammes par litre.
| Conducteur | Sang | Air expiré |
|---|---|---|
| Permis confirmé | 0,5 g/L | 0,25 mg/L |
| Permis probatoire | 0,2 g/L | 0,1 mg/L |
| Chauffeur de transport en commun | 0,2 g/L | 0,1 mg/L |
Entre 0,5 et 0,8 g/L, c’est une contravention qui coûte 6 points. À partir de 0,8 g/L, c’est un délit, également 6 points, avec suspension possible du permis et poursuites. Pour un jeune conducteur, 0,2 g/L est atteint dès un verre : la seule réponse sûre est zéro.
Combien de points perd-on pour chaque infraction ?
Le permis compte 12 points. Le permis probatoire démarre à 6 points et dure 3 ans (2 ans après une conduite accompagnée). Sans infraction, il gagne 2 points par an (3 points par an après la conduite accompagnée) jusqu’à atteindre 12.
Retraits de points à connaître
- 6 points : alcool à partir de 0,5 g/L, stupéfiants, excès de vitesse de 50 km/h ou plus, refus de céder le passage à un piéton.
- 4 points : feu rouge grillé, stop non respecté, refus de priorité, excès de 40 à moins de 50 km/h.
- 3 points : téléphone tenu en main, ceinture non attachée, franchissement de ligne continue, excès de 30 à moins de 40 km/h.
- 2 points : excès de 20 à moins de 30 km/h.
- 1 point : excès de moins de 20 km/h, chevauchement de ligne continue.
- 0 point : excès de moins de 5 km/h depuis le 1er janvier 2024 (l’amende reste due).
Comment calculer la distance d’arrêt et la distance de sécurité ?
La distance d’arrêt additionne deux distances : celle parcourue pendant le temps de réaction (environ une seconde) et la distance de freinage. Deux règles de calcul mental suffisent pour une route sèche : la distance de réaction vaut le chiffre des dizaines multiplié par 3, la distance de freinage vaut le chiffre des dizaines au carré.
| Vitesse | Réaction (≈ 1 s) | Freinage (sec) | Arrêt total |
|---|---|---|---|
| 50 km/h | 15 m | 25 m | ≈ 40 m |
| 80 km/h | 24 m | 64 m | ≈ 88 m |
| 90 km/h | 27 m | 81 m | ≈ 108 m |
| 110 km/h | 33 m | 121 m | ≈ 154 m |
| 130 km/h | 39 m | 169 m | ≈ 208 m |
Sur route mouillée, la distance de freinage augmente fortement. La distance de sécurité avec le véhicule qui précède correspond à au moins 2 secondes de trajet. Sur autoroute, le repère pratique : laisser au moins deux traits de la bande d’arrêt d’urgence entre vous et lui.
Quels panneaux et quelles priorités font le plus d’erreurs au code ?
La forme du panneau donne son sens avant même de lire le dessin : triangle pointe en haut pour le danger, rond pour une interdiction (bord rouge) ou une obligation (fond bleu), carré ou rectangle pour une indication. Les panneaux temporaires de chantier sont sur fond jaune.
- Triangle pointe en bas : cédez le passage, on ralentit et on laisse passer, sans arrêt obligatoire si la voie est libre.
- Stop (octogone) : arrêt absolu à la ligne, même si personne ne vient.
- Losange jaune : vous êtes sur une route prioritaire ; barré, la priorité prend fin.
- Sans signalisation : priorité à droite. Exception fréquente dans les questions : en sortant d’un parking, d’un chemin de terre ou d’une propriété privée, on cède le passage à tous.
- Giratoire signalé : on cède le passage à l’entrée, les véhicules sur l’anneau sont prioritaires.
Côté éclairage : les feux de croisement éclairent à environ 30 m, les feux de route à environ 100 m. Le feu de brouillard arrière ne s’utilise que par brouillard ou chute de neige.
Que faire en cas d’accident : les réflexes du thème premiers secours ?
Tout le thème tient dans trois lettres : PAS, pour Protéger, Alerter, Secourir, dans cet ordre. Protéger : gilet enfilé avant de sortir, feux de détresse, triangle posé à environ 30 m. Alerter : 15 (Samu), 17 (police, gendarmerie), 18 (pompiers), 112 (numéro d’urgence européen), 114 par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes. Secourir : ne pas déplacer un blessé sauf danger immédiat, ne pas retirer le casque d’un motard, ne rien donner à boire.

Comment réviser le code de la route sur fiche en deux à trois semaines ?
- Apprendre la fiche des chiffres en premier, avant toute série de questions.
- Faire une série de 40 questions par jour, en conditions d’examen.
- Noter chaque erreur sur une carte : la question d’un côté, la règle de l’autre.
- Réviser ces cartes à intervalles croissants avec une boîte de Leitner : J+1, J+3, J+7.
- S’inscrire quand on passe la barre de 37/40 sur cinq séries d’affilée : la marge absorbe le stress du jour.
La méthode Leitner est redoutable pour ce type de matière faite de réponses courtes, et le simulateur de mémoire montre combien de rappels il faut pour qu’un chiffre tienne. Si vous voulez construire vos propres cartes, la méthode détaillée est dans comment faire une fiche de révision, et la page des fiches de révision regroupe les autres modèles.
RéviserFiche de révision 3ème : l’essentiel de chaque matière du brevetCinq erreurs maximum sur quarante : apprenez les chiffres par cœur, le reste se gagne en analysant chaque faute.
Vitesse maximale sur autoroute par temps de pluie ?
110 km/h (au lieu de 130).
Taux d’alcool maximal pour un jeune conducteur, dans l’air expiré ?
0,1 mg/L, soit 0,2 g/L dans le sang.
Combien de points perd-on pour un téléphone tenu en main ?
3 points.
Distance d’arrêt approximative à 90 km/h sur route sèche ?
Environ 108 m : 27 m de réaction et 81 m de freinage.
Visibilité inférieure à 50 m : quelle vitesse maximale ?
50 km/h sur toutes les routes, autoroute comprise.
Que signifie PAS ?
Protéger, Alerter, Secourir, dans cet ordre.
Combien de points a un permis probatoire au départ ?
6 points, puis 2 de plus par an sans infraction (3 après conduite accompagnée), jusqu’à 12.
Combien de bonnes réponses faut-il pour réussir l’examen ?
Au moins 35 sur 40.



