Le bac de français se passe en fin de première : un écrit de 4 heures (commentaire ou dissertation) et un oral de 20 minutes, précédé de 30 minutes de préparation. Cinq fiches couvrent la matière commune à toutes les œuvres : les objets d’étude et les mouvements littéraires, les figures de style, le vocabulaire d’analyse, la grammaire et les méthodes. Le reste, ce sont vos textes, une fiche par texte.
Comment se déroule le bac de français ?
| Épreuve | Durée | Contenu |
|---|---|---|
| Écrit | 4 heures | Au choix : commentaire d’un texte, ou dissertation sur une des œuvres au programme et son parcours associé |
| Oral, 1re partie | 12 minutes | Lecture et explication linéaire d’un texte de votre récapitulatif, puis une question de grammaire sur ce texte |
| Oral, 2e partie | 8 minutes | Présentation d’une œuvre choisie parmi celles étudiées ou lues dans l’année, puis entretien avec l’examinateur |
Les œuvres au programme de l’écrit sont publiées au BO pour chaque session : vérifiez la liste de 2026-2027 avec votre professeur. Les dates des épreuves tombent en juin, l’écrit un peu avant les oraux.
Quels objets d’étude et quels mouvements littéraires réviser ?
Le programme de première compte quatre objets d’étude : la poésie du XIXe au XXIe siècle, la littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle, le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle, le théâtre du XVIIe au XXIe siècle. Situer un texte dans son mouvement donne tout de suite des pistes d’analyse.
Fiche 1 – Les mouvements littéraires
| Mouvement | Période | Auteurs | À retenir |
|---|---|---|---|
| Humanisme | XVIe s. | Rabelais, Montaigne, Du Bellay, Ronsard | Confiance en l’homme, retour aux textes antiques, éducation |
| Baroque | fin XVIe – début XVIIe | Agrippa d’Aubigné | Mouvement, illusion, instabilité du monde |
| Classicisme | XVIIe s. | Molière, Racine, Corneille, La Fontaine | Ordre, raison, bienséance, règle des trois unités, « plaire et instruire » |
| Lumières | XVIIIe s. | Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau | Raison contre les préjugés, tolérance, Encyclopédie (1751-1772) |
| Romantisme | 1820-1850 | Hugo, Lamartine, Musset, Vigny | Lyrisme, moi, nature, drame romantique (Hernani, 1830) |
| Réalisme | milieu XIXe | Balzac, Stendhal, Flaubert | Représenter le réel et la société (Madame Bovary, 1857) |
| Naturalisme | 1870-1890 | Zola, Maupassant | Méthode scientifique, hérédité et milieu (Les Rougon-Macquart) |
| Parnasse | 1860-1880 | Gautier, Leconte de Lisle | L’art pour l’art, perfection formelle |
| Symbolisme | fin XIXe | Verlaine, Rimbaud, Mallarmé (Baudelaire en précurseur) | Suggérer plutôt que décrire, correspondances, musicalité |
| Surréalisme | à partir de 1924 | Breton, Éluard, Aragon | Rêve, inconscient, écriture automatique, images inattendues |
| Théâtre de l’absurde | années 1950 | Ionesco, Beckett | Langage vide, personnages sans repères (En attendant Godot) |
| Nouveau roman | années 1950-1960 | Robbe-Grillet, Sarraute | Refus de l’intrigue et du personnage traditionnels |
Quelles figures de style et quel vocabulaire d’analyse connaître ?
Fiche 2 – Figures de style
- Analogie : comparaison (avec outil), métaphore (sans outil), métaphore filée (prolongée), personnification, allégorie (idée abstraite représentée concrètement).
- Substitution : métonymie (« boire un verre »), périphrase (« la Ville lumière »), synecdoque (la partie pour le tout : « une voile » pour un bateau).
- Opposition : antithèse, oxymore (« cette obscure clarté »), chiasme (structure ABBA), paradoxe.
- Insistance : anaphore, gradation, accumulation, hyperbole, répétition, parallélisme.
- Atténuation : litote (« Va, je ne te hais point »), euphémisme.
- Sons : allitération (consonnes), assonance (voyelles).
Fiche 3 – Vocabulaire d’analyse
- Poésie : alexandrin (12 syllabes), décasyllabe (10), octosyllabe (8) ; rimes suivies AABB, croisées ABAB, embrassées ABBA ; sonnet = deux quatrains + deux tercets ; enjambement, rejet, contre-rejet ; diérèse, e muet.
- Théâtre : double énonciation, didascalie, tirade, monologue, aparté, stichomythie, scène d’exposition, nœud, dénouement.
- Roman : narrateur interne ou externe à l’histoire ; focalisation interne, externe, zéro (omnisciente) ; incipit, excipit ; discours direct, indirect, indirect libre.
- Argumentation : thèse, argument, exemple, concession, réfutation ; argumenter directement (essai) ou indirectement (apologue, fable, conte philosophique).
- Registres : lyrique, pathétique, tragique, comique, épique, satirique, polémique, ironique, fantastique.
Chaque figure a son exemple et son effet sur la fiche de révision des figures de style ; si vous retenez mieux en visuel, passez par la carte mentale des figures de style.
Quelle grammaire réviser pour l’oral ?
La question de grammaire porte sur une phrase ou un passage du texte expliqué. Elle s’appuie sur le programme de seconde et de première : accord du verbe et du sujet, valeurs des temps et des modes, relations dans la phrase complexe, négation, interrogation, subordonnées circonstancielles. Elle vaut peu de temps (environ deux minutes) mais une réponse nette rassure l’examinateur.
Fiche 4 – Grammaire de l’oral
- Négation : totale (ne… pas, ne… point) ou partielle (ne… jamais, ne… plus, ne… rien, ne… personne) ; restrictive (ne… que), qui n’est pas une vraie négation ; la négation lexicale (préfixes in-, im-, dé-).
- Interrogation : totale (réponse oui/non) ou partielle (porte sur un élément : qui, où, quand) ; directe ou indirecte ; trois constructions (intonation, est-ce que, inversion du sujet) ; question rhétorique, qui n’attend pas de réponse.
- Subordonnées circonstancielles : temps, cause, conséquence, but, condition, concession, comparaison ; identifier le subordonnant et le mode du verbe.
- Méthode de réponse : citer la phrase, identifier, justifier par un critère, puis dire en une phrase ce que la construction apporte au sens du texte.
Comment réussir le commentaire et la dissertation ?
Fiche 5 – Méthodes de l’écrit
- Introduction (commune aux deux exercices) : amorce, présentation du texte ou du sujet, problématique sous forme de question, annonce du plan.
- Commentaire : deux ou trois axes qui répondent à la problématique ; chaque paragraphe relie une idée, une citation courte, un procédé nommé et son interprétation. Jamais de paraphrase : dire ce que fait le texte, pas ce qu’il raconte.
- Dissertation : plan dialectique (thèse, antithèse, dépassement) ou thématique ; chaque argument appuyé sur un exemple précis tiré de l’œuvre au programme.
- Conclusion : bilan qui répond à la problématique, puis ouverture vers une autre œuvre.
- Temps : environ 1 h 30 de brouillon, 2 h de rédaction, 15 à 20 min de relecture.
Comment faire une fiche de révision par texte pour l’oral du bac ?
Chaque texte du récapitulatif mérite sa fiche : situation du passage, projet de lecture, mouvements, relevés de procédés, conclusion et une question de grammaire probable. Préparez-la dès que le texte est étudié en classe, pas en juin. Un modèle prêt à remplir, qui suit exactement le déroulé de l’épreuve, est proposé sur la page fiche vierge pour l’oral du bac de français.
- Dès l’étude en classe Remplissez la fiche du texte, notes de cours à l’appui.
- Chaque semaine Refaites à voix haute l’explication d’un texte, chronomètre en main (10 minutes maximum).
- En mai Relisez l’œuvre choisie pour la deuxième partie et préparez trois raisons précises de ce choix.
- La dernière semaine Une explication par jour devant quelqu’un qui vous interrompt avec des questions.
Toutes les méthodes de fiches, du collège au supérieur, sont réunies dans le dossier des fiches de révision.
Au bac de français, chaque procédé repéré doit être relié à un effet et à la problématique, sinon il ne compte pas.

Testez-vous avant le bac de français
Combien de temps dure l’oral du bac de français, et comment est-il découpé ?
20 minutes : 12 minutes d’explication linéaire et de grammaire, 8 minutes de présentation d’une œuvre et d’entretien, après 30 minutes de préparation.
« Cette obscure clarté qui tombe des étoiles » (Corneille) : quelle figure ?
Un oxymore : deux termes contradictoires réunis (obscure / clarté).
Qu’est-ce qu’un chiasme ?
Une construction en miroir ABBA : « Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. »
Dans quel mouvement situer Zola ?
Le naturalisme.
« Je n’ai que deux euros » : est-ce une négation ?
Non : « ne… que » est une tournure restrictive, qui signifie « seulement ».
Combien de vers compte un sonnet et comment sont-ils répartis ?
14 vers : deux quatrains puis deux tercets.
Quelles sont les quatre étapes de l’introduction ?
Amorce, présentation, problématique, annonce du plan.
Les cinq fiches sont regroupées sur trois pages A4 à imprimer.



