La carte mentale des figures de style range 18 figures sur 5 branches, selon ce qu’elles font : rapprocher (analogie), opposer, insister, atténuer, jouer sur les sons et la construction. Ce classement suffit à reconnaître une figure en deux temps, la famille puis le nom précis, et c’est lui qui évite les confusions classiques entre métaphore et comparaison ou entre litote et euphémisme.
Pourquoi une carte mentale pour les figures de style ?
Une liste alphabétique de figures place l’allégorie à côté de l’allitération, qui n’ont rien en commun. La carte, elle, met côte à côte les figures qui se ressemblent, exactement celles qu’on confond. En révisant la branche « opposition », vous comparez antithèse et oxymore dans le même regard, et la différence se fixe d’elle-même.
La carte a aussi un avantage pratique : elle tient sur une page A4, se relit en deux minutes avant un contrôle, et se redessine de mémoire en dix.
Quelles sont les cinq branches de la carte ?
Au centre : « Figures de style ». Cinq branches, cinq couleurs. Les exemples sont volontairement courts : un exemple de trois mots se retient, une citation de deux vers s’oublie.
Branche 1 (bleu) : l’analogie, rapprocher
- Comparaison : avec un outil (comme, tel, pareil à). « Fort comme un lion. »
- Métaphore : sans outil. « Ce garçon est un lion. »
- Personnification : un objet ou un animal agit comme un humain. « Le vent hurle. »
- Allégorie : une idée abstraite prend corps. La Justice aux yeux bandés tenant une balance.
Branche 2 (rouge) : l’opposition
- Antithèse : deux idées contraires dans la phrase. « Il pleure, elle rit. »
- Oxymore : deux contraires collés. « Un silence assourdissant. »
- Chiasme : construction en miroir ABBA. « Manger pour vivre, et non vivre pour manger. »
- Antiphrase : dire le contraire par ironie. « Bravo, quel talent ! » après une maladresse.
Branche 3 (orange) : l’insistance
- Hyperbole : exagération. « Je te l’ai dit mille fois. »
- Gradation : intensité croissante. « Un pas, deux pas, puis une course folle. »
- Énumération / accumulation : une suite de mots de même nature.
- Anaphore : un mot répété en début de phrase ou de vers. « Mon bras… Mon bras… »
Branche 4 (vert) : l’atténuation et le remplacement
- Litote : dire moins pour suggérer plus. « Ce n’est pas bête » (c’est intelligent).
- Euphémisme : adoucir une réalité dure. « Il s’est éteint » (il est mort).
- Périphrase : une expression à la place d’un mot. « La Ville rose » (Toulouse).
- Métonymie : un mot pour un autre qui lui est lié. « Boire un verre. »
Branche 5 (violet) : les sons et la construction
- Allitération : un son consonne répété. « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine).
- Assonance : un son voyelle répété. « Il pleure dans mon cœur » (Verlaine), le son [œ].
Comment dessiner cette carte mentale soi-même ?
- Feuille A4 en paysage, « Figures de style » au centre dans un nuage.
- Cinq branches épaisses, chacune de sa couleur, avec un seul mot : Rapprocher, Opposer, Insister, Atténuer, Sons.
- Une sous-branche par figure, avec son nom et un pictogramme (un signe « = » pour la métaphore, deux flèches opposées pour l’antithèse, un haut-parleur pour les sonorités).
- Un exemple de quelques mots au bout de chaque sous-branche.
- Des flèches rouges en pointillé entre les figures qu’on confond : comparaison et métaphore, antithèse et oxymore, litote et euphémisme.
Les pictogrammes sont plus utiles qu’ils n’en ont l’air : le jour du contrôle, c’est souvent l’image qui revient avant le mot. La méthode générale est détaillée dans comment faire une carte mentale, et l’outil de carte mentale en ligne permet de la construire au clavier.
Quelles figures confond-on le plus souvent ?
| On confond | La question qui tranche |
|---|---|
| Comparaison et métaphore | Y a-t-il un outil de comparaison (comme, tel, semblable à) ? |
| Antithèse et oxymore | Les contraires sont-ils dans le même groupe de mots ? |
| Litote et euphémisme | Veut-on renforcer l’idée (litote) ou l’adoucir (euphémisme) ? |
| Personnification et allégorie | S’agit-il d’une idée abstraite, souvent avec une majuscule (allégorie) ? |
| Hyperbole et gradation | Un seul terme exagéré, ou une série qui monte ? |
Comment réviser les figures de style avec la carte ?
Deux exercices, dix minutes chacun. Le premier : cachez la carte et redessinez les cinq branches avec leurs figures ; ce qui manque est à revoir. Le second : prenez un poème étudié en classe et placez chaque figure trouvée sur la bonne branche. Le deuxième exercice est plus exigeant, mais c’est celui que demandent le brevet et l’oral du bac.
Cartes mentalesCarte mentale du passé simple : terminaisons, irréguliers et emploisRepassez sur la carte le lendemain, trois jours après, puis une semaine plus tard. Si vous préférez une version rédigée, avec les définitions longues et des citations d’auteurs, la fiche de révision des figures de style en donne la version texte.
Reconnaître une figure se fait en deux temps : d’abord la branche (que fait-elle ?), ensuite le nom précis.
D’autres cartes de français, de conjugaison et d’histoire sont rassemblées sur la page carte mentale.
Testez-vous : sur quelle branche placer ces exemples ?
« Elle est rapide comme l’éclair. »
Branche analogie : comparaison (outil « comme »).
« Une douce violence. »
Branche opposition : oxymore.
« Je ne suis pas mécontent » pour dire « je suis ravi ».
Branche atténuation : litote.
« L’astre de la nuit » pour la lune.
Branche atténuation et remplacement : périphrase.
« J’ai attendu des siècles. »
Branche insistance : hyperbole.
« Les sanglots longs des violons » (Verlaine), où se répète le son [on].
Branche sons : assonance, puisque [on] est une voyelle nasale.
La Liberté représentée par une femme brandissant un drapeau.
Branche analogie : allégorie.



