Rappel

Brevet : environ 267 jours avant l'écrit, soit 5 passages par fiche si vous commencez cette semaine

Une notion revue à J+1, J+3, J+7 et J+16 tient des mois

Relire donne l'impression de savoir : se tester fixe le souvenir

Vingt minutes par jour pendant 21 jours pour un texte long appris par cœur

Le carnet 21 jours9 €

Fiche de révision brevet français : la grammaire à connaître

La grammaire du brevet de français se révise en cinq fiches : classes de mots, fonctions, propositions, accords du participe passé, temps et voix du verbe. Ce sont les mêmes questions qui reviennent d’une session à l’autre, et elles rapportent aussi des points à la réécriture et à la dictée : un accord raté y est compté comme une faute.

Quelles questions de grammaire tombent au brevet de français ?

Dans la partie consacrée à la langue, on vous demande presque toujours d’identifier et de justifier : donner la nature d’un mot, la fonction d’un groupe, le type d’une proposition subordonnée, le temps et le mode d’un verbe, puis expliquer un accord. La réécriture impose de transformer un passage (changer de personne, de temps, de nombre ou passer au discours indirect) sans casser les accords. La dictée, enfin, sanctionne les homophones et les participes passés.

Question type Ce qu’il faut répondre Fiche
« Donnez la classe grammaticale de… » La nature du mot, précise (pronom relatif, pas seulement pronom) 1
« Quelle est la fonction de… ? » Fonction + mot dont il dépend (COD du verbe « voir ») 2
« Identifiez la proposition… » Type + mot introducteur + fonction 3
« Justifiez l’accord de… » Auxiliaire + règle + mot avec lequel on accorde 4
« À quel temps et à quel mode… ? » Temps, mode, et parfois sa valeur 5

Nature et fonction d’un mot : quelle différence ?

La nature (ou classe grammaticale) dit ce qu’est le mot, et elle ne change pas : « chat » est un nom dans toutes les phrases. La fonction dit le rôle qu’il joue dans la phrase, et elle change : « le chat » peut être sujet ou COD.

Fiche 1 – Les classes grammaticales

  • Variables : nom, déterminant (article, possessif, démonstratif, indéfini, numéral, interrogatif), adjectif, pronom (personnel, relatif, possessif, démonstratif, indéfini, interrogatif), verbe.
  • Invariables : adverbe (vite, très, hier), préposition (à, de, pour, sans, avec, dans), conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car), conjonction de subordination (que, quand, si, comme, lorsque, puisque), interjection (hélas, oh).

Fiche 2 – Les fonctions

  • Autour du verbe : sujet ; COD (répond à « quoi ? » ou « qui ? » sans préposition) ; COI (introduit par une préposition : parler à quelqu’un) ; attribut du sujet (après un verbe d’état : être, paraître, sembler, devenir, demeurer, rester, avoir l’air) ; complément d’agent (voix passive).
  • Complément circonstanciel (appelé complément de phrase dans la terminologie récente) : temps, lieu, cause, but, conséquence, manière, moyen, condition, opposition. Il est souvent déplaçable et supprimable.
  • Dans le groupe nominal : épithète (adjectif collé au nom), complément du nom (« le livre de Paul »), apposition (détachée par une virgule), proposition relative.

Pour visualiser ces deux familles d’un coup d’œil, la carte mentale des classes grammaticales et la carte mentale des fonctions se complètent.

Comment reconnaître une proposition subordonnée ?

Une phrase complexe compte autant de propositions que de verbes conjugués. Une proposition subordonnée dépend d’une principale et commence par un mot subordonnant. C’est ce mot qui permet de l’identifier.

Fiche 3 – Les propositions

  • Indépendantes : juxtaposées (séparées par une virgule, un point-virgule, deux-points) ou coordonnées (par une conjonction de coordination).
  • Subordonnée relative : introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel), complète un nom appelé antécédent. « Le livre que tu m’as prêté est passionnant. »
  • Subordonnée conjonctive complétive : introduite par « que », souvent COD du verbe. « Je crois qu’il viendra. »
  • Subordonnée circonstancielle : introduite par une conjonction de subordination ; exprime le temps (quand, lorsque, dès que), la cause (parce que, puisque, comme), le but (pour que, afin que), la conséquence (si bien que, de sorte que), la condition (si), l’opposition ou la concession (bien que, quoique).
  • Subordonnée interrogative indirecte : après un verbe comme « se demander », « savoir » ; introduite par si, qui, quand, pourquoi, ce que… « Je me demande s’il pleuvra. »
  • Mode : bien que, pour que, afin que + subjonctif ; après que + indicatif.

Le détail des cas limites est sur la carte mentale des propositions subordonnées.

Comment accorder le participe passé sans se tromper ?

Fiche 4 – Accord du participe passé

  • Sans auxiliaire : il s’accorde comme un adjectif avec le nom. « Des portes fermées. »
  • Avec être : accord avec le sujet. « Elles sont parties. »
  • Avec avoir : jamais d’accord avec le sujet ; accord avec le COD seulement s’il est placé avant le verbe. « Elle a mangé les pommes » (pas d’accord) ; « Les pommes qu’elle a mangées » (accord avec « qu’ », mis pour « les pommes ») ; « Je les ai vues ».
  • Verbes pronominaux : en général accord avec le sujet (« Elles se sont levées ») ; pas d’accord si le COD est placé après (« Elles se sont lavé les mains ») ou si le pronom est COI (« Ils se sont parlé »).
  • Infinitif ou participe ? Remplacez par « vendre » ou « vendu » : « il faut manger » (vendre) ; « il a mangé » (vendu).

Temps, modes et voix : que faut-il savoir ?

Fiche 5 – Le verbe

  • Modes personnels : indicatif (fait réel), subjonctif (souhait, doute, obligation), impératif (ordre, conseil, sans sujet exprimé), conditionnel (hypothèse, souhait poli ; souvent classé aujourd’hui dans l’indicatif). Modes impersonnels : infinitif, participe, gérondif (en + participe présent).
  • Temps simples de l’indicatif : présent, imparfait, passé simple, futur. Temps composés (auxiliaire + participe passé) : passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur.
  • Imparfait / passé simple dans un récit : l’imparfait pour l’arrière-plan (description, habitude, action en cours), le passé simple pour les actions de premier plan, ponctuelles et successives.
  • Valeurs du présent : d’énonciation (maintenant), de vérité générale, d’habitude, de narration (présent historique).
  • Voix passive : le sujet subit l’action ; auxiliaire être au temps du verbe actif + participe passé ; complément d’agent introduit par « par » ou « de ». « Le chien mord le facteur » devient « Le facteur est mordu par le chien ».

Comment réussir la réécriture au brevet ?

  1. Lisez la consigne deux fois et entourez ce qui change : personne, nombre, genre, temps, type de discours.
  2. Soulignez dans le texte tous les mots touchés par le changement : verbes, pronoms, déterminants possessifs, adjectifs et participes accordés.
  3. Recopiez sans modifier le reste du texte : chaque mot changé à tort est pénalisé.
  4. Vérifiez chaque accord en remontant au mot qui commande (sujet, COD placé avant, nom).
  5. Relisez les homophones : a/à, et/est, son/sont, on/ont, ces/ses, ce/se, c’est/s’est, leur/leurs, ou/où, quand/quant/qu’en.

Exemple : « Il est parti tôt et il a oublié ses clés » réécrit au féminin pluriel devient « Elles sont parties tôt et elles ont oublié leurs clés ». « Parties » s’accorde (auxiliaire être), « oublié » ne bouge pas : avec avoir, le COD « leurs clés » est placé après.

Les autres matières du brevet se préparent de la même façon avec la fiche de révision de 3ème, et le dossier des fiches de révision du brevet réunit toutes les épreuves.

RéviserFiche de révision philosophie terminale : notions, auteurs, repères

En grammaire, on ne répond jamais par un seul mot : nature, fonction ou règle, suivie du mot dont elle dépend.

Avez-vous retenu votre fiche de révision de grammaire du brevet ?

Quelle est la fonction de « malade » dans « Il semble malade » ?

Attribut du sujet « il » (après le verbe d’état « sembler »).

« La ville où je suis né » : quelle proposition, introduite par quel mot ?

Subordonnée relative introduite par le pronom relatif « où », complément de l’antécédent « ville ».

« Je sais qu’il ment » : nature de « qu’ » ?

Conjonction de subordination ; elle introduit une subordonnée complétive COD de « sais ».

Accordez : « Les fleurs qu’il a (cueillir) ».

Cueillies : auxiliaire avoir, COD « qu’ » (les fleurs) placé avant.

Mettez à la voix passive : « Le vent a arraché les tuiles ».

Les tuiles ont été arrachées par le vent.

Quel mode après « bien que » ?

Le subjonctif : « bien qu’il soit tard ».

Valeur du présent dans « La Terre tourne autour du Soleil » ?

Présent de vérité générale.

Les cinq fiches sont regroupées sur deux pages A4 à imprimer, avec un exercice de réécriture à compléter.

Fiches de grammaire – brevet de françaisPDF A4 · 2 p. · à imprimer
Télécharger

Donnez votre avis

★★★★★

Soyez le 1er à noter cet article
ou bien laissez un avis détaillé


Partagez cet article maintenant !


Réagissez à cet article

Une fiche par semaine, dans votre boîte mail

Une méthode testée, une fiche à imprimer, un auto-test de cinq questions. Le lundi, rien d'autre.

Désinscription en un clic, dans chaque envoi.

Partagez votre réaction